Le « high five » entre Kylian Mbappé et une Pussy Riot, l'image qui fait le tour du monde

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C’est à la 53e minute de la finale France-Croatie qu’elles ont réussi à entrer sur le terrain. Vêtue d'un uniforme costume-cravate, une femme a couru vers Kylian Mbappé et lui a fait un « high five », juste avant d’être arrêtée. La photo de l’attaquant français et de la Pussy Riot a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et a été largement commentée. L’histoire ne dit pas si le buteur français savait qu’il s’agissait d’une Pussy Riot, et probablement pas d’ailleurs. Mais l’image se veut symbolique.
 

 
Que voulaient représenter ces trois femmes et cet homme avec leurs costumes ? Les activistes ont expliqué sur Twitter qu’ils incarnaient des « policiers célestes qui surveillent doucement les supporteurs du Mondial [...] et le respect des règles du jeu », contrairement aux « policiers terrestres » russes qui « dispersent les manifestations » et « font du mal à tous ». Une action choc pour la liberté d’expression mais aussi pour alerter sur les prisonniers politiques détenus en Russie, comme les manifestantes l’ont expliqué dans cette vidéo.
 

« On a cessé d'être un groupe à partir du procès, quand nous avons ôté nos cagoules. »

 
Dimanche en début de soirée, Olga Kurachyova, une membre des Pussy Riot, a affirmé à l’agence Reuters qu’elle était détenue par la police de Moscou. Lundi, on a appris que les manifestant(e)s avaient été condamnés à quinze jours de prison, et ont l’interdiction d’assister à des événements sportifs pour trois ans, comme l’explique « Le Monde ».

C’est il y a six ans que le monde entier a découvert les Pussy Riot, ce gang de filles russes cagoulées. Elles avaient été arrêtées pour avoir hurlé une chanson anti-Poutine dans la cathédrale Saint-Sauveur, à Moscou. Parmi elles, l’activiste russe Masha Alekhina. En novembre dernier, elle nous expliquait continuer le combat pour la liberté d’expression. A la question de savoir si les Pussy Riot existaient encore, elle répondait alors : « On a cessé d'être un groupe à partir du procès, quand nous avons ôté nos cagoules ». On dirait bien que les Pussy Riot n’ont pas dit leur dernier mot en tout cas…

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